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Bourse, Listes, Sociétés québécoises

La liste des 30 meilleures sociétés québécoises en bourse!

Tous les jours, le Québec brasse des affaires d’or en bourse. Des matières premières aux pharmaceutiques, en passant par les hautes technologies et le transport, la province se démarque, révèle une compilation des titres québécois les plus performants sur les marchés.

Le Québec n’a pas à rougir face aux moteurs économiques que sont l’Ontario et l’Alberta, du moins si l’on se fie à la performance de diverses sociétés cotées en bourse au cours des 12 derniers mois.

Cet horizon est relativement court, mais permet de voir quelles entreprises se sont distinguées au cours de cette période.

Les entreprises ayant vu leurs actions progresser le plus ont peu de choses en commun au-delà de leur performance supérieure, puisqu’elles se retrouvent dans toutes sortes de secteurs d’activité.

Un bond de 300 %

Tout en haut, on retrouve la société forestière Tembec, dont le titre s’est envolé (+311 %), en raison d’une tentative de rachat. La compagnie a déjà prévenu que son titre pourrait plonger, advenant un rejet de l’offre de Rayonier Advanced Materials, de Floride. Alors que la transaction semble pratiquement conclue, celle-ci a plutôt continué de grimper, pour atteindre 4,66 $, mardi.

Suit Theratechnologies, entreprise de Montréal qui réalise 40 M$ de revenus par an, mais dont un nouveau produit, l’ibalizumab, s’annonce très prometteur dans le traitement du VIH.

Air Canada a aussi le vent en poupe, notamment en raison du prix du carburant. Bombardier Produits Récréatifs (BRP) a connu des résultats étincelants dans la dernière année, son action ayant gagné près de 90 %.

Bien devant l’Ontario

D’autres indicateurs, comme ceux du Centre d’analyse et de suivi de l’Indice Québec (CASIQ) de l’Institut de recherche en économie contemporaine, attestent de la performance des sociétés québécoises.

L’Indice Québec, qui recense la performance en fonction de divers facteurs d’entreprises dont le titre est échangé en bourse, a connu une croissance de 12,34 % en un an, contre 8,58 % pour l’Ontario, 6,15 % pour l’Atlantique, et moins de 3 % pour la Colombie-Britannique, l’Alberta et les Prairies.

« Un des éléments qui explique cette résilience, c’est que le Québec n’a pas de secteurs cycliques au niveau des matières premières et de l’énergie », explique Frédéric Farrugia, analyste au CASIQ.

Fortes sur le long terme

Au-delà des performances records que l’on observe au haut du palmarès, il faut souligner celles d’entreprises qui, bon an mal an, continuent d’offrir des résultats nettement au-dessus des normes.

C’est le cas de Couche-Tard, de Dollarama, des Quincailleries Richelieu, qui font le bonheur de leurs actionnaires depuis de nombreuses années, souligne Carl Simard, président et gestionnaire de portefeuille chez Medici. « On voit là des entreprises dont le modèle d’affaires semble résister au temps. »

M. Simard appelle à la prudence quant à l’interprétation des résultats des 12 derniers mois. « BRP a peut-être eu de meilleurs résultats que Dollarama, mais c’est très cyclique. Elle doit toujours se réinventer, s’adapter. Dollarama a un modèle d’affaires beaucoup plus résilient. »

Tout au bas…

Aucune surprise de taille dans le palmarès des titres ayant le plus perdu de valeur. Ces entreprises ont connu leur lot de difficultés dans les 12 derniers mois.

Par exemple, Aimia, propriétaire d’Aéroplan, a vu sa valeur boursière dégringoler à la suite de l’annonce par Air Canada de son retrait du programme de fidélisation.

« C’est le gros risque quand on a un gros client principal, note Philippe Le Blanc, président du cabinet de gestion de portefeuille Cote 100. Aimia versait beaucoup de dividendes à ses actionnaires, alors ça laisse très peu de marge de manœuvre en cas de problèmes. » Même chose pour Pages Jaunes, dont le titre a baissé de près de 65 %.

Le Château, autrefois un fleuron de l’industrie du vêtement, peine à se relever, lui aussi, malgré la fermeture de près de 40 magasins depuis 2015 et des tentatives de moderniser son offre. Ses ventes ont fléchi de 4 % lors du plus récent trimestre.

Le Québec en manque d’ambition ?

Fondateur d’une firme de gestion de portefeuille en affaires depuis près de 30 ans, avec plus de 1 milliard $ en investissements, Philippe Le Blanc scrute tous les jours à la loupe l’évolution du marché.

Comment se portent les entreprises québécoises cotées en bourse ?

Philippe Le Blanc, MBA, CFA, président et chef des placements du cabinet de services financiers Cote 100 : On a de très belles sociétés cotées en bourse, au Québec. Mais il en manque, c’est ça le problème. Ça manque de profondeur.

À vrai dire, on peut dire la même chose de tout le marché canadien : quand on exclut le pétrole et les ressources naturelles… on est peu présents.

Au-delà de la seule performance du titre depuis 12 mois, quelles sont les sociétés qui se démarquent selon vous ?

Pensons à CAE, au Canadien National, à Dollarama, à la Banque Nationale, aux Quincailleries Richelieu, à Lassonde, au Groupe CGI. Ce sont toutes d’excellentes entreprises qui sortent du lot. Même chose pour MTY, qui possède plusieurs chaînes de restauration.

Qu’est-ce qui les distingue des autres ?

Elles ont toutes des historiques exceptionnels en termes de rendement. Ce sont des leaders de leurs segments de marché, qui ont connu une forte croissance dans le passé, et qui devraient en connaître une dans les années à venir.

Vous dites que notre marché manque de profondeur. Comment y remédier ?

Le Québec a un problème de relève. Plusieurs de nos entreprises cotées en bourse disparaissent, ou sont achetées par des intérêts étrangers.

Ça prendrait du sang neuf, mais ce n’est pas un problème qui est facile à résoudre. Il y a aussi celui de la réglementation, qui a beaucoup augmenté dans les dernières années. Cela dit, nous avons de la chance d’avoir autant de belles sociétés, vu la taille de notre économie.

Site source:

https://www.journaldemontreal.com/2017/07/26/societes-quebecoises-les-30-meilleures-en-bourse

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